Bijoux Bvlgari anciens : l'héritage joaillier de Rome

Il existe des noms qui résument à eux seuls une vision du luxe, et Bvlgari en fait partie. Depuis plus d'un siècle, la maison romaine impose un style immédiatement reconnaissable, fait de volumes généreux, de couleurs intenses et de pierres fines taillées en cabochon. Les bijoux Bvlgari anciens figurent parmi les pièces signées les plus recherchées sur le marché secondaire : les collectionneurs y voient un héritage joaillier de premier ordre, les amateurs de bijoux vintage y trouvent des créations rares à l'identité visuelle forte. Du bracelet Serpenti des années 1960 au collier Monete des décennies suivantes, chaque pièce porte en elle une époque et un savoir-faire artisanal d'exception. Voici ce qu'il faut savoir sur la maison, ses collections historiques et la valeur de ces bijoux de collection sur le marché de l'occasion.
Aux origines : Sotirios Voulgaris et la naissance d'une maison romaine

L'histoire commence en 1884 avec Sotirios Voulgaris, orfèvre grec installé à Rome. Visionnaire, il ouvre une boutique baptisée "Old Curiosity Shop" sur la Via dei Condotti, attirant une clientèle cosmopolite séduite par des créations où se mêlent influences classiques et savoir-faire joaillier. Au fil des décennies, la maison se spécialise dans la joaillerie de luxe et s'affranchit des codes traditionnels de la joaillerie européenne, alors largement dominée par Paris.
Le style Bvlgari s'impose progressivement : de l'or jaune 18 carats en abondance, des pierres de couleur traitées avec générosité et un sens du volume qui doit beaucoup à l'architecture romaine. Ce positionnement singulier, ni tout à fait parisien ni vraiment anglo-saxon, va faire de Bvlgari une maison à part dans le paysage joaillier mondial.
Bijoux Bvlgari et la Dolce Vita : le joaillier des icônes
Hollywood sur Tibre et la boutique de la Via dei Condotti
Dans les années 1950 et 1960, Rome devient le théâtre d'une effervescence culturelle sans précédent. Grâce aux studios de Cinecittà, la ville attire les plus grandes stars internationales et se transforme en capitale mondiale du glamour, au point d'être surnommée "Hollywood sur Tibre". La cité vit alors au rythme de la Dolce Vita : soirées sur la Via Veneto, tournages spectaculaires, romances médiatisées. La boutique Bvlgari de la Via dei Condotti se retrouve au centre de cette agitation, fréquentée par les femmes les plus célèbres de leur époque.

Parmi elles : Elizabeth Taylor, Audrey Hepburn, Ingrid Bergman, Sophia Loren et Gina Lollobrigida. Ces actrices ne portent pas seulement des bijoux Bvlgari, elles en incarnent l'esprit. Audrey Hepburn est photographiée avec une broche en saphirs de la maison, et Ingrid Bergman, dans le film La Rancune (1964), porte une parure en or sertie de diamants signée Bvlgari. Des femmes audacieuses et libres, qui portent les créations de la maison avec cette évidence qui transforme un bijou en véritable signature.
Elizabeth Taylor et Richard Burton : la légende Bvlgari

L'histoire la plus emblématique reste celle d'Elizabeth Taylor et de Richard Burton. Lors du tournage de Cléopâtre en 1962 à Rome, Elizabeth Taylor découvre la maison et ne la quitte plus. Installée plusieurs mois dans la capitale italienne, elle fréquente assidûment la boutique de la Via dei Condotti. Richard Burton lui offre alors des parures d'émeraudes et des diamants d'exception, dont certaines pièces sont devenues mythiques. La phrase de Burton résume à elle seule cette période : « J'ai fait découvrir la bière à Liz... et elle m'a fait découvrir Bvlgari. » Avec Elizabeth Taylor, Bvlgari entre définitivement dans la légende.
Nancy Reagan : Bvlgari au sommet du pouvoir

Dans les années 1970, Bvlgari dépasse le cercle du cinéma pour s'imposer dans les sphères politiques et mondaines internationales. En 1972, la maison dévoile une collection surnommée "Bannière Étoilée", qui marque les esprits lorsque Nancy Reagan acquiert une bague emblématique de la ligne : une création en diamants, saphirs et rubis aux couleurs du drapeau américain, portée le 4 juillet 1986. Ce moment symbolise un tournant : Bvlgari devient non seulement le joaillier des stars, mais aussi celui des figures de pouvoir, et renforce son aura internationale.
Bijoux Bvlgari anciens : les collections iconiques à connaître
Au fil des décennies, Bvlgari a bâti un répertoire de collections qui sont autant de chapitres de l'histoire de la joaillerie italienne. Ce sont ces pièces que les collectionneurs et les experts en bijoux anciens signés repèrent au premier coup d'œil sur le marché de l'occasion :
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Monete : lancée dans les années 1960 sous l'impulsion de Nicola Bulgari, passionné de numismatique, cette collection intègre de véritables pièces de monnaie romaines antiques dans des pendentifs, tours de cou et bracelets en or jaune 18 carats. Le contraste entre l'or poli et la patine des monnaies anciennes en fait l'une des collections les plus recherchées.

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Bvlgari Bvlgari : née dans les années 1970, inspirée des inscriptions des monnaies antiques, cette collection révolutionne la joaillerie avec son double logo gravé. Déclinée en colliers, boucles d'oreilles et bracelets en or jaune, gris ou rose, c'est l'une des signatures visuelles les plus reconnaissables de la maison.

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Tubogas : prouesse d'orfèvrerie, le motif Tubogas est une structure souple réalisée sans soudure, inspirée des tuyaux industriels du début du XXe siècle. Imposé dans les années 1970 sur des colliers, bracelets et bagues en or jaune ou gris, il allie confort, modernité et sophistication.

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Parentesi : inspirée des pavés de travertin romains, cette collection des années 1980 introduit la joaillerie modulaire. Ses éléments s'assemblent et se portent de multiples façons, ce qui en fait l'une des pièces vintage Bvlgari les plus prisées pour leur modernité formelle.

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Serpenti : sans doute la plus iconique des collections de la maison. Le serpent, symbole de renaissance et de transformation, est revisité depuis les années 1940 en montres-bracelets puis en bijoux sensuels et sculpturaux, des bracelets aux bagues en passant par les pendentifs.

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Allegra : lancée en 2003, cette collection est une ode aux pierres fines de couleur. Améthyste, citrine, topaze, péridot et tourmaline s'y assemblent dans des compositions vibrantes, illustration de la maîtrise chromatique de la maison.

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Divas' Dream : inspirée des mosaïques antiques de Rome, elle reprend un motif en éventail délicat et se décline en nacre, malachite, lapis-lazuli et cornaline, rendant hommage aux grandes actrices et à l'élégance intemporelle.

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B.zero1 : lancée à la fin des années 1990, inspirée du Colisée avec ses lignes spiralées et son design architectural, cette collection marque une rupture vers une joaillerie résolument tournée vers l'avenir.

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Spiga : le motif "épi de blé", introduit dans les années 1980, souvent entièrement articulé, en or jaune parfois enrichi de diamants. Il illustre une approche plus discrète mais tout aussi sophistiquée du vocabulaire joaillier de Bvlgari, décliné en bagues, bracelets et colliers.

Les montres de la maison prolongent cet univers créatif en réinterprétant ces mêmes motifs : des courbes du Serpenti à la souplesse sculpturale du Tubogas, en passant par Spiga et Bvlgari Bvlgari, chaque garde-temps devient un bijou à part entière.
La cornaline et les pierres de couleur : signature des bijoux Bvlgari anciens
La cornaline : une pierre fine taillée en cabochon
Si Bvlgari est reconnu pour son sens de la couleur, c'est en grande partie grâce à son usage singulier des pierres fines taillées en cabochon. La cornaline occupe une place de premier rang dans l'histoire de la maison.
La cornaline est une variété de calcédoine, un quartz microcristallin, dont la teinte va de l'orange vif au rouge-orangé selon les gisements et les traitements reçus. Elle est extraite principalement en Inde, à Madagascar et au Brésil. En gemmologie, elle se distingue par son opacité et son éclat gras caractéristique, que seule la taille en cabochon permet de révéler pleinement. La taille en cabochon, contrairement à la taille à facettes, mise sur une surface lisse et bombée plutôt que sur la réfraction de la lumière : c'est la profondeur et l'homogénéité de la couleur qui priment. Les amateurs de pierres de couleur retrouveront ce principe dans notre article sur le saphir rose et le saphir padparadscha, deux gemmes dont la valeur repose également sur des critères chromatiques précis.
Deux critères permettent d'évaluer la qualité d'une cornaline au premier regard : l'uniformité de la couleur, car toute zone blanchâtre en diminue la valeur, et l'intensité de l'orange. La grande majorité des cornalines disponibles sur le marché ont subi un traitement thermique pour intensifier et homogénéiser la teinte, traitement généralement accepté dans la profession mais dont la présence doit être déclarée. Le Gemological Institute of America (GIA) publie des ressources de référence sur l'évaluation des pierres de couleur.
Chez Bvlgari, la cornaline s'inscrit dans une tradition qui remonte aux années 1950. La maison en a fait une couleur signature, présente dans les collections Divas' Dream, Bvlgari Bvlgari et Serpenti, où elle s'associe à l'or jaune dans des compositions architecturales et sensuelles. Cette préférence s'enracine dans l'histoire : la cornaline était l'une des pierres les plus prisées des lapidaires de la Rome antique, utilisée en intailles et en camées. En choisissant cette pierre, Bvlgari renoue avec un héritage millénaire.
Malachite et lapis-lazuli : les deux autres piliers de la palette Bvlgari
Aux côtés de la cornaline, deux autres pierres de couleur jouent un rôle structurant dans l'identité visuelle des bijoux Bvlgari anciens.
La malachite est un minéral d'origine hydrothermale aux bandes concentriques vert intense. Opaque, dotée d'un dessin naturel inimitable, elle est taillée en cabochon dans les collections Bvlgari Bvlgari et Divas' Dream, où sa présence graphique est particulièrement forte.
Le lapis-lazuli, roche métamorphique d'un bleu profond ponctué de reflets dorés liés à la présence de pyrite, complète cette palette chromatique. Son bleu intense évoque directement les pigments des mosaïques de la Rome antique, référence qui traverse toute l'histoire de la maison. Le Swiss Gemmological Institute (SSEF) propose une documentation de référence sur l'identification et la certification des pierres fines.
Ces trois pierres, la cornaline, la malachite et le lapis-lazuli, partagent une caractéristique gemmologique commune : leur beauté repose sur la surface et la profondeur de la couleur, non sur la réfraction de la lumière. C'est cette particularité qui a permis à Bvlgari de construire un vocabulaire joaillier immédiatement reconnaissable, où la couleur s'impose comme premier langage.
Haute Joaillerie Bvlgari : l'excellence à son sommet
Fidèle à son esprit, Bvlgari continue de repousser les limites de la création. En 2024, pour son 140e anniversaire, la maison dévoile la collection Aeterna à Rome. Parmi les pièces présentées, un collier Serpenti serti de diamants totalisant 140 carats illustre une maîtrise technique et artistique hors du commun. Cette collection témoigne de la continuité entre l'héritage historique de la maison et son ambition contemporaine.
Aujourd'hui intégré au groupe LVMH depuis 2011, Bvlgari poursuit son développement dans la joaillerie, l'horlogerie, les parfums, la maroquinerie et les accessoires. Son essence demeure la même : une maison profondément romaine, où l'histoire dialogue avec la modernité et où chaque bijou raconte une émotion.
Comment identifier et estimer un bijou Bvlgari ancien

Les critères d'authenticité à vérifier
Les bijoux Bvlgari anciens se reconnaissent à plusieurs éléments. Le premier est la signature gravée "Bvlgari" sur la monture, souvent accompagnée d'un numéro de série. Le poinçon de titre, "750" pour l'or 18 carats, doit être lisible et conforme aux normes du pays de commercialisation. La qualité du sertissage et la finition générale de la pièce témoignent du niveau d'exigence artisanal de la maison. La présence de l'écrin d'origine et des documents d'accompagnement valorise sensiblement la pièce sur le marché secondaire.
La valeur des bijoux Bvlgari vintage sur le marché de l'occasion
Les bijoux Bvlgari anciens se comportent bien sur le marché secondaire, notamment les pièces des années 1960 à 1980, dont l'offre se réduit progressivement. Les maisons de ventes comme Christie's, Sotheby's ou Artcurial les inscrivent régulièrement à leurs catalogues, et les plateformes spécialisées servent de référence de cotation pour les particuliers comme pour les professionnels. La notoriété de la maison, renforcée par son intégration au groupe LVMH, contribue à soutenir leur valeur patrimoniale. Un bijou Bvlgari signé, en bon état, avec son écrin d'origine, conserve une valeur de revente solide dans le temps.
Bvlgari, plus qu'un joaillier : une signature
Les bijoux Bvlgari anciens ne sont pas seulement des objets précieux : ils sont le reflet d'une époque, d'une esthétique et d'un savoir-faire qui ont marqué l'histoire de la joaillerie mondiale. De la Dolce Vita aux collections les plus récentes, la maison romaine a bâti un vocabulaire visuel fort, reconnaissable entre tous. Pour les collectionneurs et les amateurs de bijoux de prestige, ces pièces signées représentent un investissement patrimonial autant qu'une déclaration de style.
Les Pierres de Julie propose une sélection de bijoux anciens, bijoux vintage et bijoux signés de grandes maisons. Spécialiste des bijoux Bvlgari anciens, la boutique vous propose une expertise gratuite : envoyez des photos de votre bijou à contact@lespierresdejulie.com. Retrouvez-nous au Village Suisse, dans le 15e arrondissement de Paris, à deux pas de la Tour Eiffel.
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