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Pierre Sterlé

La Créativité Des Années 50

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UN JEUNE CREATEUR

Devenu orphelin tout jeune, après la mort de son père lors de la première guerre mondiale, il est recueilli par son oncle, joailler rue de Castiglione. C’est à cette époque que nait sa vocation et qu’il apprend le métier de joaillier.
Grâce à l’aide des grandes maisons telles que Chaumet ou Boucheron, Sterlé ouvre une première boutique/atelier rue Saint-Anne à Paris.


En 1943, il déplace sa boutique avenue de l’Opéra. Ce déménagement lui permet de toucher une clientèle plus aisée, habituée à la haute couture et aux sorties mondaines.
Malgré quelques bijoux créés pour de grandes maisons, le joailler travaillait surtout pour des particuliers et sur commandes uniques. Parmi sa clientèle on retrouve Colette, Edwige Feuillère, Lise Delamare, Sydney Bechet…

Pierre Sterlé connait alors son apogée, qui durera jusqu’à la fin des années 1950. Trois années de suite, en 1957, 1958 et 1959, il reçoit le DeBeers Diamond Award.
Connu pour son caractère explosif et réputé pour ne jamais regarder les couts de fabrication, Sterlé commence à connaitre des difficultés financières dans les années 1960. Cette période de crise est accentuée par l’échec commercial des deux parfums, Huit-Huit et 2 Diam, lancés par le joaillier.

Malgré une collection de bijoux exposée à la Biennale des Antiquaires en 1966, Sterlé doit liquider sa société et son stock est racheté par Chaumet en 1976.
Pierre Sterlé finira sa vie en tant que consultant technique pour la maison Chaumet.

LE STYLE STERLE

Le style Sterlé est assez reconnaissable. Le joaillier a réalisé de nombreuses pièces aux motifs rappelant la nature. On retrouve beaucoup de broches (bijoux très populaires dans les années 1960) et de boucles d’oreilles représentant des oiseaux, des plumes ou des fleurs.


Sterlé utilise beaucoup des pierres fines de couleurs, pouvant mélanger turquoises, améthystes, diamants et or jaune. La maitrise technique très précise est caractéristique du travail de Pierre Sterlé. Il était surnommé le couturier de la joaillerie.


Aussi étonnant que cela puisse paraitre, Pierre Sterlé n’a jamais dessiné lui-même, mais a toujours fait appel à de très bons dessinateurs, ce qui nous laisse de belles archives, aujourd’hui conservées par la maison Chaumet et visibles dans le très beau livre de Viviane Jutheau Sterlé Joaillier Paris, aux éditions Vecteurs.

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