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Mauboussin Paris : l’histoire d’un joaillier d’exception

L’iconique bijoutier Mauboussin fait depuis toujours figure d’exception dans le paysage de la joaillerie en France.

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En effet, depuis sa création en 1827, le joaillier n’a cessé de surprendre tant par ses créations de légende que par son parcours étonnant et sa capacité à toujours rebondir, jusqu’à renaître de ses cendres. Désormais leader de la bijouterie de luxe accessible au plus grand nombre, l’histoire de la Maison Mauboussin n’a probablement pas fini de nous étonner.

La création de la bijouterie Mauboussin à Paris

 

L’histoire de la Maison Mauboussin remonte à 1827, lorsqu’un certain Monsieur Rocher ouvre un atelier de joaillerie à Paris, rue Greneta. Son successeur, Jean-Baptiste Noury, prend la direction de l’atelier et renomme l’atelier « Maison Noury » : c’est sous ce nom qu’il participe à l’Exposition universelle de Paris et obtient la médaille de bronze en 1878.

Un peu plus tard, Jean-Baptiste Noury embauche son neveu Georges Mauboussin en tant qu’apprenti, lequel reprend la direction des ateliers en 1883. Georges Mauboussin donne son nom à la maison de joaillerie en 1922 : elle devient alors Mauboussin, successeur de Noury. Pour ne pas perdre sa réputation de maison connue pour la qualité de ses pierres, la maison conserve la filiation Noury dans son nom.


 

L’ascension de la Maison Mauboussin : du quartier de l’Opéra à la mythique place Vendôme

 

Passé l’épisode de la Grande Guerre, Georges Mauboussin, en visionnaire, ressent la nécessité de se rapprocher du quartier de l’Opéra et déménage rue de Choiseul en 1923. Il réorganise les tâches, contrôlant toutes les étapes de la fabrication, en plaçant les ateliers de lapidaires et diamantaires au sommet de l’immeuble. Dessinateurs, joailliers sertisseurs et polisseuses se situent au-dessus des salons de vente et d’exposition situés au premier étage, aucune vitrine ne donnant directement sur la rue, la clientèle étant encore farouchement attachée à la confidentialité de ses achats.

Ceci lui permet de tenir des expositions de diamants, rubis et émeraudes. La première exposition tenue dans les salons de la rue Choiseul, en 1928, présente 235 pièces de joaillerie, dont la pièce maîtresse est l’émeraude de 24 carats de Joséphine offerte par Bonaparte. Grâce à ces expositions internationales, Georges Mauboussin est nommé chevalier de la Légion d’Honneur.

À la suite de l’exposition autour du rubis de Mauboussin, Maurice Dauzalle le qualifie « d’intelligence en mouvement » dans L’Illustration en 1930. La maison parisienne est citée dans des magazines de mode tels que Vogue, Vanity Fair et Harper’s Bazaar.

De 1928 à 1933, la maison participe à l’exposition des Arts décoratifs au Grand Palais.

À partir de 1946, la Maison Mauboussin rejoint les plus grands (tels que Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels ou encore Chaumet) en s’installant au 20 Place Vendôme.

À la suite de la création du comité Vendôme dont le but est de regrouper les entreprises de prestige et de luxe français, Jean Goulet contribue, dans le même objectif, à la création de la « Haute Joaillerie de France » visant à promouvoir la création et la qualité française à l’étranger. La Maison fait également partie du comité Colbert fondé en 1954.

 

 

 

Joaillerie Mauboussin : difficultés et renouveau

 

Dans les années 1990 – 2000, la Maison connaît quelques difficultés financières et va donc être remodelée par son actionnaire majoritaire.

En délocalisant la production de certaines pièces en Asie, la Maison de joaillerie propose des bijoux à prix réduit, notamment des bagues de fiançailles, qui participent au redressement de la marque. Mauboussin est également l’une des premières maisons de joaillerie de luxe à afficher les prix de ses bijoux sur ses publicités. À la suite de cette réorientation, le chiffre d’affaires de Mauboussin passe de 12,5 millions d’euros en 2003 à 25 millions d’euros en 2006. En 2015, Mauboussin quitte, après 60 ans, son emplacement de la place Vendôme à Paris pour la rue de la Paix. Cette politique de prix bas, accessibles à tout le monde permettra-t-elle à la marque de survivre dans le temps sans altérer leur réputation joaillière gagnée au cours de ces 100 dernières années ? L’avenir seul nous le dira …

 

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