
D’après la mythologie Perse les perles sont les larmes des dieux. La Chine ancienne n’alla guère plus loin dans la poésie : pour elle c’est le clair de lune qui a le pouvoir de faire croître les perles. Les Grecs pensaient que les perles naissent de la rosée que la lune dépose dans la chair offerte des huîtres flottant la nuit, grandes ouvertes, à la surface des eaux. Les Romains attribuèrent les perles à VENUS.
Depuis la nuit des temps, elles sont considérées comme l’un des trésors les plus précieux, les plus désirables de l’humanité. Elles occupent depuis l'antiquité une place de choix sur les couronnes, les bagues, les colliers, les boucles d'oreilles, les ceintures et les broches.
La perle est le résultat d'une réaction de l'organisme d'un coquillage ou d’une huître, à l’introduction accidentelle d’un corps étranger dans sa chair. La perle fine est le fruit du hasard qui trouve pour origine un grain de sable, une larve de ver, une poussière de corail. Les bancs les plus anciennement connus se trouvaient dans le golfe Persique, le long des côtes d’Iran, de l’Arabie Saoudite, du Koweït et du Qatar aux Indes, dans le Golf de Mannor, sur la Côte de Madras et aux alentours de Bombay, à Ceylan, en Mer Rouge.

La perle de culture résulte du même phénomène de formation mais provoqué par l’intervention d’un greffon; les premiers furent les Chinois, puis les japonais s'y intéressèrent. L’invention véritable du procédé revient incontestablement à 3 japonais qui découvrirent en 1904, sans se connaître, presque simultanément le secret de la greffe, parmi eux un certain MIKIMOTO à qui il faut rendre hommage. Il demeure le pionnier, le promoteur et un visionnaire déterminé qui, par une publicité avisée et une vigoureuse organisation de marché a soutenu le développement d’une industrie qui allait parer des millions de femmes dans le monde entier.
La grande majorité des perles que l’on vend aujourd’hui sont des perles de culture, les perles fines sont extrèmement rares et chères.
Il existe aujourd’hui trois principaux groupes de perles cultivées :
Perles d’eau douce diamètre 4 à 13 mm
Du fait de la variété presque illimitée de leur forme, de leur taille, de leur abondance et de leur prix très intéressant, elles jouissent d’une grande popularité. Leur taille varie en général de 2 à 13 mm. Leur lustre, ou leur absence de lustre, ne connaît pas non plus de limites. On en trouve des ternes, des laiteuses, d’autres qui ont un poli soyeux d’autres encore qui sont brillantes.Ce sont les chinois qui découvrirent les premiers au XIII ème siècle que l’on pouvait cultiver des perles dans des moules d’eau douce. Ils utilisèrent de la boue, du bois, de l’os ou du métal comme agents irritants.Des milliers de perliculteurs chinois en produisent aujourd’hui entre 500 et 800 tonnes annuellement.
Akoya Japon diamètre 2 à 9 mm
Nées au Japon, elles ont été traditionnellement cultivées pendant presque un siècle. Les perles sont petites, leur diamètre varie en moyenne de 2 à 9 mm. Une récolte brute avant traitement se compose essentiellement de perles crème, jaunes et vertes. Dans la vitrine des joailliers on voit surtout des AKOYA blanches, argentées, rosées et champagne. C’est le résultat du nettoyage des impuretés par un procédé de blanchissement, suivi d' une teinture légère qui rend leur couleur plus homogène.

Mers du Sud : blanches et noires diamètre 9 à 17 mm
Ce sont des perles nobles qui ont tendance à présenter une couche de matière première perlière solide et saine autour du noyau de nacre greffé. Cet épais manteau, qui conserve couleur, lustre et orient, fait que l’on peut les porter avec fierté pendant des générations. Elles n’exigent aucune sorte d’amélioration ou de coloration artificielle, elles se portent en général à l’état naturel. C’est pourquoi elles sont prisées comme “Reines des Perles et Perles des Reines”. Les perles des Mers du Sud présentent une grande variété de couleurs.
La catégorie claire : Les teintes vont du blanc argenté à l’or le plus pur en passant par les nuances rose, crème, champagne, vert, bleu et jaune
La catégorie foncée
Déployé en un kaléidoscope de couleur encore plus étendu : noir profond, noir paon, vert, bleu, gris, brun rouge et maïs rarement argenté ou blanc.Les plus fameuses sont cultivées dans une zone s’étendant des îles COOK à la Polynésie Française englobant les Tuamoutu, Les îles Gambier et Tahiti .Les premières expériences de perliculture en Polynésie remontent à l’entre-deux guerres. Une tentative échoue en 1920. En 1962 le chef du Service de la Pêche, eût l’idée de faire venir des techniciens japonais. En 1965 la récolte donna des perles d’excellente qualité aux magnifiques reflets vert noir.Ce joli succès fut le point de départ d’un essor formidable. Elles sont depuis les plus recherchées